Raid raquettes « Le tour des Aiguilles de Chambeyron »du 23 avril au 30 avril.

Le 06.05.2019, par MichelB


Raid raquettes « Le tour des Aiguilles de Chambeyron »du 23 avril au 30 avril.


Cette année, au programme pour les vacances de Pâques « le tour des Aiguilles de Chambeyron ». Le Chambeyron est l’un des grands massifs des Alpes du Sud, à cheval entre la France et l’Italie, il occupe la Haute Ubaye, le Val Maira en Italie et la vallée de l’Ubayette. Une région bien connue de Jean-Marie, il a un pied-à-terre à Jausiers, et de nos amis randonneurs du GR 5 qui ont déjà effectué une partie de l’itinéraire il y a trois ans mais en été. Le défi a relevé cette année est de contourner ce massif dans des conditions hivernales. Á charge de Christine de réserver les hébergements ! On ne peut que la remercier car à cette période de l’année de nombreux hébergements sont fermés ce qui a nécessité plusieurs modifications dans le programme pour nous assurer un abri au chaud tous les soirs. Neufs adhérents d’Albi et de Castres se sont engagés dans l’aventure : Jeanine, Jean-Marie, Martine, Guy, Christine, Patrick, Patricia, Claire et Brigitte. Monique à notre grand regret, a déclaré forfait suite à une mauvaise chute aux respounchous ! L’itinéraire a suivi les étapes suivantes :


Mardi 23 avril : Castres /Saint Paul-sur-Ubaye (1465 m) par Aix-en–Provence, Sisteron, Barcelonnette. 540 km et 6 h 30 de route. C’est Anna, avec son accent allemand qui nous accueille chaleureusement au gîte d’étape « La Souste » à St Paul-sur-Ubaye.


Mercredi 24 avril : St Paul-sur-Ubaye / Maljasset distance 13 km 50 dénivelé 475 mètres, altitude à Maljasset 1900 mètres

Petite journée de marche…heureusement car c’est un crachin froid qui s’est invité pour cette première étape, il ne nous lâchera pas de la journée, la neige sera aussi de la partie en fin d’après-midi. Au départ de la randonnée, nous nous séparons, les conducteurs montent deux voitures à Fouillouse, ce sera plus pratique pour le retour. Nous nous retrouverons en milieu de parcours, au moment de la pause, dans une cabane équipée d’un poêle ! Le grand luxe, un douillet deux pièces meublé ! On se réchauffe, on mange et avant de quitter les lieux on salue généreusement le constructeur de la cabane, José Imbert, en photo dans la salle à manger, au-dessus de la porte d’entrée. Nous arrivons gelés et trempés à Maljasset, joli petit hameau pittoresque aux murs de pierre, niché tout au fond de la vallée. C’est Hubert Longeron au gîte-auberge de la Cure qui prend grand soin de nous : un sèche-chaussures à disposition, un copieux et succulent repas, un point météo efficace pour le lendemain, un dortoir bien chauffé… de quoi se requinquer pour affronter la mauvaise journée qui s’annonce le lendemain




Jeudi 25 avril Maljasset /Refuge de Chiappera par le col de Mary (2 641 m) distance : 15 km. D+ : 800 m. D- : 1 050 m

« Tout temps tout terrain », pour cette journée nous serons conformes à la devise du club. Il fait froid, le vent souffle, une petite pause s’impose dans la cabane supérieure de Mary. Á l’image de la chapelle Sixtine son plafond est tapissé de dessins. Certes ce n’est pas du Michel-Ange, mais la cabane mérite tout de même une visite. Que ce vallon est long, la neige est de plus en plus profonde, il faut faire la trace, le vent souffle de plus en plus fort, la montée est difficile. Arrivés au col de Mary, nous ne sommes même pas comblés par la vue. Un vent fort mêlé à de la neige gelée, fouette les visages, nous déstabilise tandis que le brouillard s’installe et contrarie notre itinéraire. Confrontés à un mur de glace, la descente du col de Mary s’avère dangereuse. Nous devons changer d’itinéraire. Prendre une décision, rapidement, dans le brouillard, face à un vent terrible. C’est le GPS et non Iphigénie, qui nous sauve de la situation. Les mauvaises conditions météo nous ont permis de tester les limites d’Iphigénie en haute montagne : impossible de voir rapidement le tracé sur cet écran fragile. Puis c’est dans le brouillard avec un cheminement long, éprouvant et après 10 heures de marche qui nous arrivons dans les Alpes italiennes au refuge de Chiappera Campo Base. Nos efforts sont récompensés par un très bon accueil, par l’accent italien et un excellent repas.




Vendredi 26 avril Refuge de Chiappera / Larche (1 680 m), distance : 13 km. D+ : 970 m. D - : 920 m.

Au lever, la météo est peu clémente. Il a neigé dans la nuit, un vent fort soulève la neige sur les sommets et le brouillard de la veille nous incitent sagement à renoncer. Avec regrets que nous quittons le val Maira. C’est dans un taxi de neuf places, assis confortablement, au chaud, qui nous découvrons cette belle vallée italienne authentique et préservée ! Á midi et après trois heures de route nous sommes de nouveau en France. Nous pique-niquons à Larche. Dans l’après-midi, malgré une pluie de neige roulée nous partons à l’assaut du point 2018 lieu stratégique durant la seconde guerre mondiale. Un troupeau de mouflons intrigués nous observe comme eux Jean-Marie monte droit dans la pente, nous le suivons… essoufflés ! Retour au gîte-auberge du Lauzanier, une bonne table avec un accueil très sympathique.




Samedi 27 avril : lac du Lauzanier (2 284 m) distance : 20 km. D+/- : 670 m.

Enfin le soleil ! Après un petit déjeuner généreux direction le lac du Lauzanier pour 670 m de dénivelé et 20 km de distance. Dans le magnifique vallon du Lauzanier nous sommes sur le territoire des marmottes. Elles sont nombreuses, elles jouent, elles se dégourdissent après 5 mois et demi d’hibernation. Trop occupées à leur jeu, elles ignorent les randonneurs qui les observent et ne se méfient guère du renard qui les guette. Nous arrivons au bon moment ! Un renard s'attaque à l'une d’entre elle, à notre vue il s’ensuit, et une marmotte de sauver ! Mais ce n'est que partie remise car ce lieu est véritable garde-manger pour l'animal. Á 2000 m, la neige ne nous porte plus, nous chaussons les raquettes. Mais elle reste lourde, humide, nous nous épuisons pour faire la trace tant pis pour le lac, un rocher ensoleillé nous appelle à lézarder pour le pique-nique. Encore une belle journée sportive où nous avons dépassé les 6 heures de marche ce qui fait dire à Jean-Marie que « ce n’était pas une rando de bidochons ! ».



Dimanche 28 avril : Larche/Fouillouse 13 km. D+ : 1 030 m. D- : 820


Le soleil est désormais au rendez-vous pour nous permettre d’apprécier ce superbe parcours de haute montagne. Le paysage est grandiose, digne du Grand Nord, vaste espace blanc immaculé, c’est magnifique. D’imposants massifs, jalonnent notre marche. Au col de Mallemort (2558 m) une traversée un peu engagée et une descente raide freinent notre enthousiasme. On trouve à cet endroit des fortifications, vestiges de la seconde guerre mondiale. Au-dessus de nous sur la tête de Viraysse une forteresse la plus haute de France (2772 m) destinée à l’observation de la frontière italienne En bas du col une caserne en ruine qui logeait soldats et animaux. On cherche le meilleur itinéraire pour rejoindre le col du Vallonnet (2524 m). On croise un couple de lagopèdes encore en tenue hivernale. Nous les observons évoluer le mâle devant, la femelle derrière… brève mais heureuse attraction ils se confondent rapidement avec le paysage. La neige humide ne porte plus, on s’enfonce et on peine parfois à se relever avec nos sacs lourds. Enfin on déchausse et le hameau perdu de Fouillouse apparaît. Petite collation et pause méritées « Chez Bourrillon », devenue « Bourillon » l’épicerie locale qui perd des lettres au fil des ans. L’épicerie deviendra-t-elle  Bouillon, Boulon, Bulon ou Bulo ? 




Lundi 29 avril Fouillouse /col de Mirandol/ Fouillouse 630 m de dénivelé


Après une montée en forêt depuis Fouillouse, se déroule devant nous un vaste tapis blanc vallonné avec une vue sur une dizaine de 3000 m. Sur la neige quelques empreintes, un chien, un loup ? Les traces sont alignées, contrairement à celles du chien qui sont alternées. Au loin, une tache noire, elle bouge, elle s’enfuit c’est bien un loup ! Nous sommes émus par cette rencontre sauvage.

Repas au col de Mirandol (2433 m) avec un point de vue sur une multitude de sommets puis retour par une grande cabane… sans nom. Nous terminons notre séjour par visite de la brasserie « La Sauvage » à St-Paul- sur-Ubaye




En conclusion : une belle semaine sportive avec un dépaysement total dans des paysages de haute montagne grandioses et immaculés avec la rencontre d’une faune inédite, encore merci à Christine et à Jean-Marie pour ce bel itinéraire.


Brigitte

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